Il faut défendre la santé des personnels et des élèves

2/11/2020

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Sept mois et demi après le début du confinement, l’histoire se répète en métropole. De nouveau il est interdit de sortir de chez soi sans une « bonne » raison, la liste très restreinte de ces bonnes raisons étant définie par l’Etat sans que l’aspect sanitaire ne rentre aucunement en ligne de compte puisque, même si l’on est seul-e dans la rue ou dans sa voiture, on est hors-la-loi si l’on n’a pas d’attestation.

Alors qu’on nous vantait l’efficacité des protocoles mis en place un peu partout, on n’est désormais autorisé qu’à aller chez soi, faire des courses (de première nécessité) et au boulot.

Pour éviter une saturation des hôpitaux, Macron fait semblant d’avoir fait le tour des options possibles alors qu’il ne connaît qu’un seul moyen : la coercition. Si l’on peut admettre que l’épidémie nous ait pris-es au dépourvu en mars, ce n’est plus le cas aujourd’hui et il est inadmissible qu’il n’y ait pas eu plus de moyens déployés dans les hôpitaux pour prendre en charge les patient-es ou encore dans la recherche scientifique pour comprendre comment se transmettait le virus et identifier les situations réellement à risque.

La situation de Mayotte peut se dégrader très rapidement, comme c’est le cas actuellement en Martinique ou certains pays d’Amérique du sud.

Notre inquiétude vient du fait, que notre système de santé déjà en tension sur l’île ne pourrait pas répondre à un afflux de malades. Malheureusement contrairement au printemps, une aide sanitaire extérieure pour les prochaines semaines semble compromise.

M Halbout a réuni une CHSCT académique extraordinaire (vendredi 30 octobre), pour laquelle la CGT Educ ’action n'a reçu aucun document préparatoire ni même une convocation en bonne et due forme. Cela reflète le manque d’intérêt du rectorat pour cette instance qui avec les élus CGT a fait ses preuves en jouant le rôle de contre-pouvoir face à une hiérarchie parfois peu sensible aux questions relevant des conditions de travail. Dans ce contexte, visiblement, les personnels de l’éducation et les élèves vivent, eux, dans une dimension parallèle, à l’instar du Recteur.

Alors que l’ARS fait état d’une situation sanitaire particulièrement préoccupante pour justifier des mesures, dans les écoles et établissements scolaires en surpopulation tout tourne comme d’habitude, à quelques détails près. La principale mesure est l’obligation du port du masque à partir de 6 ans alors qu’il était jusque-là déconseillé avant 11 ans et qu’on nous dit que les enfants transmettent moins le virus. Cela ressemble bien à du pur affichage, comme tout le reste des mesures d’ailleurs.Distanciation physique « quand c’est possible » (c’est-à-dire jamais avec 30 voire 35 élèves par classe), limitation du brassage des élèves, aération des salles...

Toutes ces consignes étaient déjà données fin août et il ne suffit pas de les rappeler pour les rendre davantage applicables.

Le nouveau protocole publié par le ministre, sans même prendre l’avis du CHSCTM, est une illusion de protection renforcée ! Rien sur la diminution des effectifs dans les classes ! Des solutions peu réalistes sont encore évoquées comme le non brassage par niveaux ou une salle par classe. Ce protocole ne répond ni à l’inquiétude, ni à la colère des personnels.

Encore une fois, Blanquer ne prend absolument pas ses responsabilités. Un exemple criant est la « souplesse » laissée aux proviseur-es des lycées pour mettre en place une part d’enseignement à distance. Des élèves, d’un établissement à l’autre et y compris au sein d’un même établissement, pourraient avoir bien moins d’heures de cours que d’autres ? Et comment les enseignant-es pourraient prendre en charge cet enseignement à distance tout en assurant leurs heures de cours ? Tout cela relève d’une vaste fumisterie.

Nous n’en pouvons plus de ce mépris. Il est inadmissible de restreindre de manière extrême la liberté à des gens et de leur dire en même temps d’aller travailler comme d’habitude, sans la moindre compensation. Il faut que ça cesse !

Nous appelons l’ensemble des personnels à faire valoir leurs droits et à exiger collectivement le respect de leur santé et de leur sécurité. La CGT Educ ’action est favorable à l'ouverture des écoles, collèges et lycées. Mais pour cela, il faut éviter qu’ils deviennent des foyers de contamination, de transmission du virus et que la situation sanitaire générale se dégrade davantage et mette en danger les familles et les personnels.

Bruno DEZILE pour la CGT Educ ‘action Mayotte

L'équipe CGT Educ'action Mayotte

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