Le constat est sans appel : pour la rentrée 2026, le gouvernement persiste dans sa logique comptable au mépris de la réalité de nos classes. Alors que Mayotte fait face à des défis démographiques et sociaux uniques, l’école ne manque pas seulement de moyens, elle manque de murs.
Pourquoi nous nous battons ce 31 mars :
Revendications sur les moyens et le bâti scolaire
- Plan d'urgence pour le bâti : Engagement immédiat d'un plan massif de construction de salles de classe, de gymnases, de réfectoires et de plateaux sportifs dignes de ce nom.
- Fin des rotations : Arrêt du système de partage des salles entre le matin et l'après-midi qui ampute le temps d'apprentissage.
- Baisse des effectifs : Réduction drastique du nombre d'élèves par classe pour mettre fin aux sureffectifs records.
- Créations de postes : Créations massives de postes dans toutes les catégories (enseignants, vie scolaire, administratifs, sociaux et santé).
Revendications salariales et statutaires
- Revalorisation immédiate : Augmentation des salaires sans contrepartie pour compenser l'inflation et reconnaître la spécificité de l'exercice à Mayotte.
- Indexation et point d'indice : Augmentation de la valeur du point d'indice.
- Statut pour les précaires : Création d'un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH et la fin de l'exploitation des personnels contractuels.
- Attractivité : Amélioration des conditions d'exercice pour stopper la perte d'attractivité des métiers de l'éducation sur l'île.
Revendications pédagogiques et sociales
- Éducation prioritaire : Intégration de l'ensemble de l'académie (y compris les lycées) dans une nouvelle carte de l'éducation prioritaire REP+, basée sur des critères objectifs.
- Abandon des réformes de "tri social" : Retrait du "Choc des savoirs", des groupes de niveaux et du parcours en Y.
- Moyens humains spécialisés : Renforcement des RASED (enseignants spécialisés) et affectation d'enseignants surnuméraires titulaires.
- Santé et social : Renforcement des effectifs des personnels sociaux et de santé pour répondre à la souffrance et aux besoins des élèves.
- Liberté pédagogique : Refus d'une formation initiale des enseignants qui mettrait au pas la liberté pédagogique.
L'école publique à Mayotte ne doit pas être le parent pauvre de la République. Le 31 mars, on ne lâche rien !
Rendez-vous: Rassemblement devant le Rectorat de Mayotte à partir de 9h00.
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